Vendredi 27 novembre 2009
Le signe indéniable que nous sommes restés longtemps ici est qu'aujourd'hui
le chef de la petite meute de chiens batards du village (surnomé "chiffon") a daigné nous accorder une minute de son temps pour une caresse. Il nous avait jusqu'àlors superbemement dédaignés. Il
vient à sa manière j'en suis sûr de nous accorder le droit de résidence...
Il y a toujours une demi douzaine de chiens locaux déambulant de part le
port. Petits, de races indéfinies, de nature placide, lls font partis de la vie du village autant que les pêcheurs actifs à leurs filets sur le quai ou que les plus agés assis aux terrasses des
cafés. J'irai même jusqu'à dire qu'ils se ressemblent un peu ! Rablés, la peau ou le poils burinés par le vent et le soleil, paisibles, réservés, ils sont en harmonie avec le reste du village.
Les natifs de Ferragudo, humains, chiens et chats vivent en une symbiose fragile et harmonieuse depuis des générations, mais le projet de construction d'un complexe marina/ villas sur les bords
est de la rivière risque de compromettre fâcheusement cet équilibre et détruire tout le charme de ce village paisible.
Par Manannan
0
-
Recommander
Vendredi 20 novembre 2009
Portimaõ est une escale que nous avions prévue longue, mais pas à ce point !
l'homme de l'art qui doit notre fabriquer notre capote de descente convoie un bateau depuis lAngleterre et est retenu par le mauvais temps dans le Golfe de Gascogne. Il doit arriver sous
peu.
En évitant soigneusement la marina et la stérile infrastructure touristique,
l'endroit est agréable spécialement où nous nous trouvons, ancrés devant le typique et charmant village de Ferragudo sur la rive est de la rivière Arade.
Zephyr nous a quitté pour les Canaries. Nous envisageons de continuer vers
Olhão et Faro puis la rivière Guadiana, et qui sait le Guadalquivir..
Pourtant, les nuits deviennent fraiches et la température baisse rapidement
sitôt le soleil disparu, et nous font regretter notre décision de passer l'hiver dans les environs, ceci uniquement pour simplifier la logistique d'un bref retour en Suède et France début de
l'été... Mais le soleil brille encore et la région vaut la peine d'être découverte, spécialement hors saison.
L'Algarve, région pauvre par excellence découvre une nouvelle richesse dans
le tourisme. Les Anglais, Allemands et Hollandais ont mis main basse et en on fait leur destination de villégiature trainant derrière eux une queue de mauvais goût et d'attitude arrogante qui
fait contraste avec la gentillesse et modestie portugaise. Mais les excès ici sont moindres par rapport au côté espagnol. La côte peu longue mais spectaculaire est préservée et hors saison tout
est calme.
Nous visitons Silves á quelques kilomètres au nord, dans les terre. La petite
cité sur l'Arade était un important centre urbain de l'ancien Gharb Al-Andalus islamique du 10 au 13 ième siècle. Entourée d'orangeraies elle est dominée par la forteresse de l'antique Almohad
communité construite de briques d'adobe rouge sang qui abrite les restes d'un palais de la communité, ses jardins, bains et l'imposante et ingénieuse citerne d'eau. La charmante petite ville
indique que même du temps des Arabes qui importèrent la culture des citrus et l'art de l'irrigation, la région a toujours été pauvre, peu fertile, la terre ingrate et
inculte.
Silves
Ferragudo,vue notre "balcon"
Par Manannan
0
-
Recommander
il y a des ports qui à priori aux vues des cartes n'incitent pas à la
flanerie. Sines gagne à être connu. Port pétro chimique, c'est aussi une très agréable petite ville qui vit naitre Vasco de Gama et qui a gardé toute son authenticité sans tralalas touristiques.
Humble, simple et sympathique, sa vieille ville en front de mer dominant la falaise est un endroit où on aime flaner. Ces habitants sont serviables et sympathiques et la vie semble y être
douce.
Nous attendons 3 jours que les vents reviennent au nord pour poursuivre sur
l'Algarve. Le mouillage, malgré la jetée de la marina et la grande jetée du port commercial demeure assez rouleur, avec les vents de sud.
Nous partons par un temps couvert, en dépit d'une haute pression, le vent est
faible et nous devons progresser au moteur les trois quarts du parcours de 63 miles. Nous doublons l'impressionant cap Sao Vincente sous voile avant de virer à angle droit à la tombée du jour sur
le second cap, Sagres derrière lequel nous mouillons en compagnie de Zephyr. Les caps et falaises à la nuit sont de véritables murs verticaux, laissant imaginer des forteresses que la pleine lune
rend encore plus impressionnants. Nous dinons dans le cockpit sitôt ancrer, l'air et doux.
Röde Orm et Cap Saint Vincent
Par Manannan
0
-
Recommander
Lisbonne nous a retenu dans ses filets et nous avons paresseusement profité du mouillage agréable de
Cascais qui hors saison est paisible hormis l'armada des plaisanciers du week-end. Un coup de vent de sud ouest nous a convaincu de prolonger notre escale et de profiter ainsi d'une autre visite
á Lisbonne et son superbe musée maritime.
Attendre que le vent vire nord et forcisse aurait poussé trop loin la complaisance. Les vents sont prévus
tendance sud très faibles mais il faut lever l'ancre pour poursuivre notre route septentrionale. C'est par un brouillard dense sur le Taje que nous quittons Caiscais vers Sesimbra à 20 miles. Le
brouillard se lève aprés deux heures mais le vent est nul comme l'a prévu la météo que nous suivons via internet. Nous retrouvons Zephyr parti une heure avant nous au petit mouillage devant le
très actif port de pêche de Sesimbra. Les allées et venues des petites unités de pêche aux couleurs vives et gaies se poursuiveront tard dans la nuit. Les falaises abruptes souvent arides offrent
peu d'abris le long de cette côte. Sines est le prochain port que nous visons.
Nous l'atteignons aprés quelques heures de voile enfin ! mais devons terminer au moteur. Une
impressionnante longue houle de nord ouest soulève des montagnes d'eau, et vient s'éclater à grand fracas le long de la côte.

galère royale musée maritime
Par Manannan
0
-
Recommander
link accès album photo
Sintra à 15 kms de Cascais représente le pouvoir et l'extravagance de plusieurs siècles de pouvoir à commencer par les Maures qui
y installèrent leur forteresse au 8 ième siècle. Leur influence continuera bien au-delà leur retrait en 1147 et marquera tous les bâtiments de la ville. Ville de pouvoir, de richesse et
d'opulence. Les vieilles maisons restaurées agées de plusieurs siècles placent la ville comme centre de vilégiature pour riches et puissants quand le pouvoir se retira définitivement à Lisbonne.
Toute la zone autour de Sintra reflète cette richesse avec ses diverses contructions opulentes de palais, jardins, églises etc... Le palais royal est un remarquable rémoin de l'influence
mauresque avec ses arches délicates, ses faïences et fontaines de marbre. Utilisé du 15 ième au 16ième siècle comme palais royal, des parties furent rajoutées, modifiées aussi voit-on les
faïences de style arabe melées aux dorures et peintures de plafonds en dome et même le rajout de deux énormes cheminées assez remarquables pour les cuisines immenses entièrement carrellées de
blanc. Un régal pour les yeux et l'imagination ! Partout à Sintra, l'oeil est aguiché par un mur de faïence, un vieux toit, une ruelle escarpée et par la végétation luxuriante. A notre habitude
nous empruntons les ruelles de l'arriére ville qui nous mènent à proximité de jardins et de villas opulentes cachées par de hauts vieux murs de pierre le tout dominé par la très impressionante
forteresse de Los Moros que nous avons atteint tôt le matin par un petit sentier ombragé
.
Par Manannan
0
-
Recommander
link Accès aux albums photos de Rödeorm.
Naviguer pour moi, c'est aussi découvrir de nouveaux endroits, jouer aux explorateurs, même si il n'y a plus rien de nouveau à
découvrir. Lisbonne est une vieille connaissance pour moi qui ai passé 3 semaines en escale il y a 22 ans. Mais je le redécouvre comme un vieil ami alors que nous marchons depuis l'imposante
esplanade de Belem au très modeste quartier ouvrier des quais d'Alcantara (mon ancien port d'escale...) jusqu'au vieux Lisbonne et ses ruelles en escaliers et labyrinthes, pas moins de 10 kms !
Nous avons pris le petit train urbain depuis Cascais jusqu'à Belem, l'entrée "officielle" du port de Lisbonne avec la tour celèbre et le monument de la découverte.
Je ne suis pas un bon guide pour Magnus car je ne me souviens des endroits qu'une fois atteint, par hasard... Il fait chaud (25
degrés), et les rues et trottoirs pavés sont pénibles pour nos pieds marins, trop tendres ! Nous prenons plaisir à pénétrer dans les sombres échoppes, et à notre habitude finissons dans quelques
quincailleries d'un autre âge, pleines de trésors. Lisbonne est une des capitales des plus agréables que j'ai visitées. Son ambiance est celle d'un village. Nous ne percevons pas le stress et la
folie des grandes métropoles. C'est vieux jeu, démodé même, anarchique dans sa disposition. Le temps semble être arrêté dans la vieille ville qui domine le port et tous les toits de la cité. Il y
a t'-il une partie plus moderne ? Nous ne la voyons pas, ni en bas, ni plus haut...
Nous marchons depuis Belem et sa tour et son impressionnant monastère du XVI siècle transformé en musée. Le front de mer (ou de
fleuve) est immense avec ses trottoirs/boulevards pavés artistiquement, ses jardins et parcs avec les fontaines ouvragées et toujours la statue imposante de quelques explorateurs, en l'occurrence
Henri le Navigateur. Puis nous préférons emprunter les rues latérales qui nous éloigne du port commercial. Nous marchons ainsi jusqu'au centre traversant les quartiers résidentiels des
ambassades, descendant, montant buttes et collines avant d'arriver au coeur de Lisbonne, la grande esplanade piétonne pavée de motifs diverses bicolores. C'est le domaine des magasins de marque,
des cafés chics et restaurants en terrasse. Juste un pas sur la droite en montant quelques marches, et nous voici escaladant la colline, dominant les toits de tuiles rouges, longeant des murs
magnifiquement carrelés de faïences si typique au Portugal. Un dédale de ruelles, coupes gorges sympathiques, impasses étroites que domine le trés vieux chateau forteresse nous offre le vieux Lisbone à découvrir. C'est un
plaisir de se perdre dans ce vieux village qui est le coeur et l'âme de la capitale si sympathique et simple.
Par Manannan
0
-
Recommander
Les vents ont viré au nord et il est temps de poursuivre notre route plein sud. Nous quittons Lexoeis par petit temps, la houle
s'est calmée et Magnus prend plaisir à hisser le spinaker qui n'a jamais beaucoup servi. Nous le garderons pendant 10 heures. Alors que le vent forci durant la nuit, il est temps de le remettre
dans son sac. En fait, sous grand voile seule arisée une fois, nous filons 5 noeuds et demi. Le vent va fraichir jusqu'à 25 noeuds sous un ciel étoilé et une fin de lune. Aucun traffic, pas
de pêcheurs non plus, étonnant... Nous arrivons à 16 heures à Cascais aprés 30 heures. Cascais , petit "St Trop" de Lisbone est une ancienne station huppée transformée en station plus moderne.
C'est samedi et les bateaux locaux ancrés sont nombreux. Nous y retrouvons avec plaisir Zephyr, le joli sloop classique de 13 mètres battant pavillon de Jersey et ses deux jeunes propriétaires
sympathiques et enthousiastes. Nous avons atteint la latitude 38 et il fait définitivement plus chaud, 25 à 27 degrés. Même la mer s'accorde 1 ou 2 degrés de plus.... mais reste trop froide pour
moi..

Cascais au mouillage
Par Manannan
0
-
Recommander
Dimanche 27 septembre 2009
link album photos
Nous en avons presque terminé avec les
Rias. La Galice nous a offert de forts beaux mouillages dans les 10 rias visitées. Les deux avant dernières sont les plus grandes mais pour
différentes raisons les moins accueillantes. Arusa, uniquement vouée à l'élevage des moules et Pontevedra consacrée au tourisme avec ses belles plages. Nous avons préféré les petites rias abritant
souvent qu'un seul mouillage protégé derrière la digue d'un port de pêche. Nous avons bénéficié d'un temps exceptionnel et si le vent est trop faible le grand ciel bleu et les eaux calmes ont
largement compensé. Le seul point négatif est la froideur de l'eau, pas plus de 15 degrés... Ce n'est pas l'envie qui manque de plonger avec ce climat quasi tropical !! Vigo est la dernière ria
avant le Portugal aux côtes moins accueillantes. Nous avons mouillé une nuit á l'abri de la splendide île Ciés qui comme celle de Onz á Pontevedra protège la Ria de la houle d'ouest. Nous nous
dorons attendant le retour du vent dans de petites criques sur la côte nord de la Ria, en face de la ville de Vigo. 25 à 30 degrés, pas un nuage, profitons-en...
Par Manannan
0
-
Recommander
mouillé au pied de la petite ville de Caraminal
l''anticyclone géant est le bienvenue, mais il nous bloque tout le vent. Nous essayons de hisser les voiles tant que nous pouvons
dès qu'un souffle d'air ride la mer. La Ria de Arousa est la plus grande plus de 10 miles de long et l'industrie de la moule y est prépondérante, jusqu'à bloquer toutes les rives. Nous ancrons à
Carminal, un village protégé dans une petite anse. Un quai commercial accueille deux petits cargos et une petite marina locale borde le petit port de pêche. Le mouillage devant la plage est
desert, Carminal n'est pas touristique, mais très actif avec une industrie de conserve de moules. Le vieux village se cache derriére le front de mer, des petites places ombragées
accueillent des bars tous occupés aprés l'heure de la sieste. Nous sommes arrivés vers 20 heures, et une petite foire bat son plein, musiques, jeux, puis à minuit, un superbe feux d'artifice
juste devant nous... La fête a continuée jusqu'au premiéres heures de l'aube....
Par Manannan
0
-
Recommander