Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 17:52

Le Costa Rica nous a accueilli au son des singes hurleurs dans une baie splendide Santa Elena, sauvage au milieu de la foret tropicale. Les orages aussi nous ont fait honneur !! Nous allons continuer doucement vers le sud, profitant de baies isolées, enfin des eaux claires .... A bientôt donc, avec plus de renseignements et photos des que nous avons un accès internet meilleur que celui ci..... dans la petite ville de Playas del Coco, notre port d{entree dans le pays.Les singes sont partout, car il y a des arbres partout.. et leur cris est impressionnant...le soir au coucher du soleil. On se croirait dans la jungle profonde.... Le pays vu de cette cote Pacifique semble extrêmement sauva.

Pura Vida ! comme on dit ici, une forme de salut...

Par Manannan - Publié dans : amerique centrale - Communauté : citoyens des Océans
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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 19:55

photo empruntée á Wikepedia (avons quelques problemes avec I.photo..)

Cette région semble avoir deux saisons. La saison des papagayos (vents de nord, nord est et est selon les régions, influencés directement par les forts alizés de l'atlantique), ce qui donne des périodes de vents a plus de 40 noeuds dans la région entre le Golfe de Fonseca et le nord du Costa rica. (même phénomène que le Tehuentepec, sauf qu'ici il y a davantage d'abris oú se cacher) Ceux-ci se calment en mai, et de mai à octobre, le vent est faible à nul ponctué  d'orages, de grains, quelques fois forts violents. Bref, une région où la navigation n'est pas toujours agréable. Nous avons fait notre entrée au Nicaragua à Corinto, dans le nord, avons ancré dans un grand estuaire bien tranquille au milieu des mangroves. Le Nicaragua est pauvre, apauvri par un gouvernment hautement corrompu à tout niveau à commencer par la police locale. Lá il faut payer pour entrée dans le pays et apparement payer à chaque port oú il y a capitainerie... Pourtant, nous avons rencontré une population sympathique, et très ouverte. On a été prévenu par les locaux eux mêmes... attention aux vols. Corinto a une mauvaise réputation.... Les mangroves, ce n'est pas mon fort..... nous avons aprécié le mouillage tranquille, fait une visite à Chinandoga, une petite ville délabrée mais vite il a fallu prendre l'air du large. 120 miles en deux nuits, deux jours.... pas de vent ou dans le nez, et les deux nuits a zigazaguer pour  éviter les grains que nous voyons sur le radar. Ceux- ci n'ont pas beaucoup de vent, mais des éclairs et de la pluie (ce qui fait que nous pouvons les voir sur le radar)... Enfin, notre arrivée sur San Juan Del Sur au sud du Nicaragua fut un finish par 20 noeuds de vent, dans le nez, mais à mesure que nous entrions en eau protégée, nous avons bien aprécié cette pure joie de naviguer à la voile, assez rare sur cette côte Pacifique !!! San Juan est une baie unique au Nicaragua, jolie, protégée et bien sûr une attraction touristique, principalement pour jeunes gringos surfers.... Mais indéniablement, les riches, très riches nicaraguayens ont leurs villas ici. La baie est bien ventilée, surtout en hiver oú les papagayos soufflent depuis l'Atlantique, traversant sans que rien ne les arrêtent l'immense lac du Nicaragua et soufflant à 40 noeuds quelques fois, voir plus... Le coût de la vie, pour nous gringos est peu chère, on y mange bien pour très peu.

Depuis notre départ de Tapachula, nous n'avons pas rencontré un seul voilier... Nous sommes tous seuls, ici á San Juan, il y a 3 ou 4 voiliers mais ils semblent basés ici, certains faisant un peu de charter.

Par Manannan - Publié dans : amerique centrale - Communauté : citoyens des Océans
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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 19:46

 

Il est difficile d'imaginer que la petite île d' El Tigre (75 km2) et son petit village d'Ampala au Honduras abritèrent encore il y a une cinquantaine d'années un port vivant et très important, l'un des plus actifs d'Amérique Centrale sur cette côte Pacifique. Depuis plusieurs siècles, jusqu'au milieu du vingtième siècle, des navires du monde entier venaient s'avitailler en bois tropicaux. La petite île avait été déjá une escale apréciée pour les espagnols dans leur quête d'or et de richesses et par conséquent fut aussi un repère de pirates poursuivant les galions. Tous venaient s'y reposer, et réparer leurs bateaux avec les bois des environs. Il est même prétendu que Drake venu à trois reprises y aurait enterré quelques trésors. De nombreux pirates francais y étaient des familiers également. El Tigre et son chenal, son mouillage en eau profonde dans cet immense Golfe de Fonseca, protégé des grandes houles Pacifique connu donc ses heures de gloire. Un chenal fut creusé jusqu'à San Lorenzo, sur le continent où il est plus facile d'acheminer le frêt. Ce fut la perte de El Tigre, dans un Honduras déjá apauvri, l'île périclita. De cette éra au pique en début de siècle, il ne reste que le charme desuet de vieux édifices coloniaux, les traces d'un casino.

Humberto, le vieux marin rencontré sur la plaza nous confie dans son anglais parfait appris lors de ses nombreux voyages sur cargos qu'à 15 ans il a embarqué pour la première fois depuis son île. Il s'en fut vers Panama, et l'Europe. Il se souvient du temps oú Ampala bruissait d'activité, ou l'argent se gagnait et oú on pouvait trouver de tout y compris de vieux whisky et cognac... Les dames de ces messieurs marchands et businessmen, allemands, francais, américain se promenaient en longues robes et ombrelles de dentelle. Ce petit monde prenait le frais le soir sous les bouguainvilliers de la plaza pendant que ces messieurs fumaient leur cigars et risquaient quelques fortunes en jouant au casino.Grâce à la coopération espagnole, principalement d' Andalousie, de gros travaux  ont redonné un peu de la gloire ancienne à certains bâtiments. Un quai de ciment a remplacer celui de bois, un joli malecon, construit il y a deux ans et quelques plazas donnent un aspect pimpant à la vieille ville. Mais il y a beaucoup à faire pour sauver les vieilles maisons du front de mer, toutes en bois. Les seuls touristes sont les nationaux ou salvadoriens qui viennent le week-end. Il y a peu ou pas de plaisanciers, une quinzaine par an. Les formalités d'entrée sont pourtant faciles et gratuites, les officiels très sympathiques, et les habitants de l´île tous affables, assurant que leur île est sans délinquance et très tranquille. Le volcan à 700 m est accessible après une marche de 2 heures assez traitre car abprute et il vaut mieux commencer au levé du soleil.... La piste fut construite par les yankees (CIA) pour raison d'espionnage et d'interférence bien entendu.... Nous ne regrettons pas un instant les 15 miles  supplémtaires pour nous rendre au fond du Golfe qui nous ont permis de visiter El Tigre. Nanna était le seul voilier dans tout le grand Fonseca !! Un inconvénient est que lorsque le vent se lève l'après midi, le mouillage peu protégé devient vite agité. La vase épaisse assure une bonne tenue cependant. Il est dommage que ce grand golfe soit en eau si peu profonde pour nos voiliers,  car il y a beaucoup d'îles, encore des volcans aux alentours camouflés sous leur  manteau de forêt tropicale.

 

 

Par Manannan - Publié dans : amerique centrale - Communauté : citoyens des Océans
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 19:29

 

Cette interminable côte de l'Amérique Centrale peut-être mortellement ennuyeuse par son manque de vent.... Même à plus de 20 miles de la côte....Il y a le choix à tout faire au moteur... ou être patients. 75 miles nautiques en 24 heures.... il faut s'en contenter.  Nous optons pour les deux solutions. Quand le vent emplit les voiles et fait avancer le bateau à 2 noeuds, voir même 1,5, nous sommes heureux.... Sinon la pétôle, alors un peu de moteur.

La nuit, il faut éviter les grains qui peuvent engendrer des orages. Nous les repérons par un ciel d'ancre tout d'abord, puis sur le radar nous pouvons voir leur position (nuages de pluie), et nous pouvons jouer ainsi à câche câche avec eux...

Tous ces inconvénients irritants et qui met nos nerfs à fleur de peau ont un remède. Un levé de soleil sur une mer d'huile alors que nous filons 4 noeuds au moteur peut-être rendue exeptionnel grâce à l'arrivée joyeuse d'une bande de dauphins mouchetés qui viennent se frotter à l'écume de notre étrave. Cela à le don à chaque fois, même après tant d' expériences  semblables de mettre un sourire sur mes lèvres. Et me voici trottant à l'étrave, les saluant de la main, leur parlant !!! Je les regarde me regarder alors qu'ils se mettent de côté pour m'observer, certains soufflant juste à mon niveau, suffisament pour m'asperger ! Que serait l'Océan sans ses dauphins ?, ces bouffons de la mer, car ils jouent et ils prennent un plaisir évident à nous rendre visite et nous accompagner un bout de route pour une vingtaine de minute, voir plus tous les matins au levée de soleil. Est-ce le même groupe ? Je pense que oui.

Sous ces latitudes, la vie à bord est sous le signe de la sueur. On se refugie à l'intérieur pour éviter le soleil. On somnole, on lit, on écrit, on évite de trop bouger, on devient léthargique. Mais quand il faut agir et réagir, c'est immédiat, même les yeux chargés de sommeil. Durant une quinzaine de minutes, le temps d'affaler le drifter alors qu'une courte brise à 15 noeuds nous surprend, chargés d'adrénaline nous avons du mal à retrouver le sommeil après ces moments d'action.

Notre longue progression vers le Honduras se termine à l'entrée de l'immense Golfe de Fonseca que se partage trois pays, El Salvador, Honduras et Nicaragua. Nous arrivons à la renverse de la marée aussi choississons nous d'ancrer pour quelques heures à l'abri de la très verte île de Meanguera en El Salvador. Nous n'avons pas l'intention de faire une entrée dans ce pays, et personne vient nous demander des comptes. Nous levons l'ancre pour les 8 miles qui nous sépare de El Tigre, cette île volcan de 24 kms carré. Le Golfe est peu profond, 10 m maximum, mais un chenal naturel profond donne accès à l'île: Vent arrière nous filons sous le génois seul et arrivons avec une fraiche brise de mer de 20 à 25 noeuds. La marine Hondurienne nous accoste, inspection très brève. Nous ancrons. C'est dimanche, la fête de l'île commence aujourd'hui pour 8 jours... Nous restons à bord, le vent est fort. Il se calme en soirée. Demain est un autre jour ..

Par Manannan - Publié dans : amerique centrale - Communauté : voyage en voilier
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Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 00:12

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scènes du marché quotidien de rue

 

 

 

 

Il nous est difficile de quitter le Méxique après plus de 1 an et demi de contact intime avec ses côtes, ses îles, ses terres et son histoire, sa population, sa nourriture...(ici, nous faisons une cure de délicieuses mangues Autulfo, produites en grandes quantité ici.) Chiapas et Tapachula semblent bien vouloir nous retenir indéfiniment ayant tissé à notre insu un réseau de connaissances, d'amis et de contacts, nous ayant montré quelques uns de ses trésors et en promettant beaucoup d'autres....Nous avons réellement apprécié une vue intime de cet état. Mais il est temps de poursuivre plus au sud, vers le Honduras et Nicaragua, Panama, avant la saison des pluies, et avant que nos visas n'expirent. La marina qui jusqu'ici a été gratuite, vient dobtenir ses permis, et la semaine prochaine va commencer à charger ses clients. Normal, nous en avons bien profité et c'est bien grâce à cela que nous avons pu prolonger notre séjour ici. Nous leur souhaitons beaucoup de succès, car l'équipe sympathique le mérite bien. Oui, le départ du Méxique est chargé d'émotions. C'est quitter un bon ami, ne sachant pas si nous en retrouverons un autre. Nous avons définitivement des attaches ici, et nous savons que nous y reviendrons. Jamais deux sans trois pour moi !! Et je crois dans les cycles de vie, alors !!! Au fait parlons un peu de ce fameux calendrier dont le berceau de naissance fut Izapa, et sans doute donc d'origine Olmèque. Comme le calendrier Maya le montre 2012 annonce la fin du calendrier, au solstice du 21 décembre pour satisfaire tout le monde.... Beaucoup d'ignorants en la matière, de fanatiques de théories New Age, ou autres vont en conclure la fin du monde !!!! Il y a tant d'absurdités autour de ce sujet !! C'est la fin d'un cycle. Un des calendriers, car ils en avaient 3 différents. celui au long compte qui permettait de voir le passé et prédire le futur, a commencé en 3114 avant notre ère et avait été prévu de continuer 5126 ans, date de conjonctions astronomiques importantes (je vous passe les détails..)La fin est donc prévu en 2012. Mais c'est la fin d'un cycle. Les Mayas avaient des astronomes extrêmement capables qui gardaient des archives méticuleuses sur le ciel nocturne. Ils documentèrent les phases de la lune, les éclipse et même la course du mouvement de Vénus, planète très importante pour eux. En fait le cycle de Vénus était primordial pour le calendrier. Toutes ces notes leur permirent de prédire les futurs cycles astronomiques avec une grande justesse. Il est à noter que les Aztèques entre autres piquèrent l'idée du calendrier aux Mayas, comme tant d'autres choses....

 

Batan che'e !! terre Maya (Tzotzil (un des langages mayas, pour au revoir).

 

100_9846.JPG Organisation agricole du café de Motozintla (120 kms nord de Tapachula) ou nous avons été invités grace à notre amie Laura

Par Manannan - Publié dans : mexique - Communauté : voyage en voilier
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 20:06

AF Tapachula rue Alliance Française de Tapachula: On est petits mais on a plein didées!

Des efforts, de la bonne volonté, l'Alliance Francaise de Tapachula est petite mais bien vivante...

Lisez sur ce lien pour en savoir danvantage :link

 

 

Et pour ceux qui veulent rester en contact avec ce si chouette pays, une autre bonne adresse :

 

Le Quotidien des Francophones du Mexique
Cliquez ici :link
Un peu d'info sur la région :
Par Manannan - Publié dans : mexique - Communauté : citoyens des Océans
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Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 05:03

D.F comme district fédéral, ainsi est son appelation véritable. Parce que Magnus a renouvellé son passeport et devait aller le chercher en personne à l'ambassade de Suède à Mexico, nous en avons profité pour faire une petite excursion. Grâce à l'ami de Magnus, nous avons eu de bonnes adresses. à commencer par l'autobus à 20 euros chacun pour un trajet de 1700 kms, 17 heures de bus.... et un hôtel près du centre à environ 9 euros la nuit. Visiter la capitale pendant l'important week-end de Pâques fut de bons conseils.

 

Plaza de la Constitución.JPG Plaza de la constitucion (photo internet)

 

L'ambassade ouverte le jeudi jusqu'à midi fut notre premier objectif, et ensuite à nous la ville !! Les habitants de la ville, ceux qui le peuvent partent pour la côte pendant ces vacances, les écoles, entreprises sont fermées, donc moins de circulation et moins de monde dans le métro. Mais c'est sans compter sur ceux qui restent et décident de se promener dans leur ville, dans leurs parcs et leurs musées !! Et en plus les touristes, bien que peu de gringos, cependant. Après un an et demi de navigation dans des zones désertes ou peu fréquentées, le choc de la ville fut un vrai coup de massue !! Elle s'étale dans une vaste plaine à 2300 m d'altitude, entourée de montagnes de 5000 m d'altitude et de deux pics de plus de 6000m. dont le fameux Popocatepelt. Mexico a une triste réputation de ville la plus polluée du monde. 8 millions d'habitants dans la ville même, une vingtaine ou plus dans la grand agglomération...Vue son emplacement, pas de doute que l'air soit pollué !!!

Un des magnifiques bancs publiques du Centre Historique de la ville...


J'avais mon plein d'avis contradictoires, d'avis négatifs et bien intentionnés de certain en pagaille sur la ville : polluée, dangereuse, sale, etc.. etc... Nous avons parcouru le métro, très propre en toute sécurité, à moins de 30 centimes d'euros environ le ticket, il est très emprunté. Nous avons marché des kilomètres dans la ville, autour du centre ou dans des endroits périphériques sans problèmes. Les gens se sont montrés affables et prêts à nous aider pour nous orienter. La police est présente partout, non sans raison sans doute. Le centre dit historique a l'architecture arrogante du colonialisme espagnol, et le Mexico moderne aime les statues et monuments grandiloquents, montrant ses héros. Le nombres d'églises à tous les coins de rue a son explication : chaque église est sur l'emplacement d'un temple de l'ancien Tenochtitlan, la capitale Aztèque. Et quelle capitale elle était !! Hernan Cortés a tout détruit, dans son acharnement à abattre cette splendide cité. Tout le centre de  Mexico est bâti sur l'ancienne cité et sur ses temples. Lors de la construction du métro des découvertes incroyables ont été faites...Comme nous l'avons constaté dans le musée d'antropologie et ainsi dans une des stations qui a conservé un vestige important en très bon état. Mexico est connu aussi pour ses musées, dont le fameux musée d'antropologie, un et peut-être le plus grand du monde. Bâti dans un grand parc, son architecture elle-même est interessante. Nous avons passé huit heures à arpenter les salles multiples contenants les vestiges des civilisations mesoaméricaines, et les salles sur les cultures indigènes actuelles. je ne les citerai pas ici. Que de merveilles ! C'était presque trop à absorber en une journée. Continuant sur notre quête historique, nous sommes allés à Teotihuacan, à 47 kms de la ville. Ville établie vers 100 à 250 avant notre ère, elle prospèra jusqu'au 8ième siècle pour atteindre plus de 125 000 habitants . Elle était alors la plus grande ville du monde. Elle était abandonnée lors de l'arrivée des Aztèques qui la considérérent sacrée et ne la touchèrent pas, mais s'en inspirèrent sûrement pour construire Tenochtilan. Pour moi qui adore les vieilles pierres et les civilisation pré-colombienne, ce fut un choc !! Dominée par l'immense pyramide du soleil et celle de la lune, l'avenue principale s'étend encadrée de temples, pour rejoindre une série de grandes places qui se succédent, toujours encadrées de temples pyramidaux. Derrière, des habitations. Puis à l'autre bout, d'autres temples, dont celui de Quetzaltoalt. Le site n'est sans doute que découvert qu'à moitié. Nous avions la veille vu statues, objets, bas reliefs dans le musée. Mais être en face d'une telle architecture , nous en laisse bouche bée, et avec la chair de poule !!! cliquez sur ce lien pour en savoir davantage :link

Vue sur la chaussée des Morts depuis la pyramide de la Lunephoto internet

 

Nous retournons au musée d'antropologie, le dimanche, c'est gratuit ! et une exposition sur les civilisations de la jade, mésoaméricaine et chinoise vient d'ouvrir. Une exposition unique et fantastique. Etourdis par tant de cultures et de beauté, nous passons le reste du séjour apentant les rues de la ville, découvrant d'autres expositions telle que celle sur les maîtres artisans d'art populaire en amérique hispanique. Une expo gratuite dans un palace colonial apartenant à une banque qui sponsorise cette expo temporaire. Apparement, le thème change tous les 6 mois. Le centre, le Zocolo, nom populaire pour centre ville (là ou le palais de Montézuma se situait..) est où on trouve bien entendu la cathédrale et l'immense place de la Constitution. Se qui nous étonne est qu'au lieu de magasins prestigieux ou de restaurants de première classe, nous trouvons touche à touche des boutiques immenses de prêts sur gage, dont un Mont de Piété ou l'or en bijoux est mis en gage dans plusieurs salles. En fait partout, de l'or à acheter ou à vendre dans des magasins qui se spécialisent. Mais aussi des restaurants genre cafétaria, ou populaire installés au premier étage des palaces espagnols (austères..) qui bordent la place, bon marché mais pas toujours très propres. On s'attendrait á mieux dans un tel emplacement !! Au bout de 4 jours, nous nous sommes sentis bien à l'aise dans la ville, empruntant le métro comme de vieux habitués. Chaud au soleil, frais à l'ombre, le climat est très sec et agréable et parfait pour marcher des kms..... comme nous l'avons fait en 4 jours. J'ai aimé notre séjour qui m'a fait découvrir une ville tentaculaire mais humaine, avec tous les petits boulots qu'on trouve partout dans le pays, les stands de bouffe sur les trottoirs offrant de la bonne nourriture pour trois fois rien, des gens sympas, des marchés de rues et quartiers, tout un bric à brac de vendeurs de rues et de métros.. Et surtout l'histoire, et pas seulement dans les musées. Une histoire horrible d'un génocide. Mexico est bâtie sur du sang... Mais les Aztèques ont peut-être leur revanche.. La ville est en danger, bâtie sur un lac asséché, les glissements et fissures de terrain deviennent un problème agravé par les tremblements de terre, l'écoulement des eaux est anarchique..Les Aztèques bâtirent sur le lac mais sur pilotis, les temples eux étaient bâtis sur les îlots, le tout avec un système élaboré d'irrigation et de canaux, qui permettait à l'eau de s'écouler sous contrôle. Cortès aurait bien fait d'étudier le système au lieu de tout détruire sans réfléchir !! Le palais des beaux arts s'enfonce... et on peut voir de vieux bâtiments pencher dangeureusement ! En conclusion, je recommande la visite de cette ville. Une fois le choc de la première impression passée, elle devient vite sympathique....

 

détails du temple  de Quetzalcoalt (I.Pod) Pouvez vous imaginez que nous avons oublié l'appareil photo !

Par Manannan - Publié dans : mexique - Communauté : citoyens des Océans
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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 01:56

 


  et n'oubliez pas. cliquez sur album photo en haut de l'article pour voir les potos

 

 

 

Terre !! dirent-ils et en un instant fut crée la terre. Ce fut comme une brume ou un nuage de poudre, ainsi fut la création. Les montagnes surgirent des eaux, immédiatement se formèrent les collines et vallées. La terre fut couverte de plantes, d'arbres et de roseaux....Ainsi furent crées les monts et vallées, les eaux furent séparées pour former les mers et les lacs. Les rivières trouvèrent leurs sources dans les torrents des hautes montagnes. Ainsi fut la création de la Terre quand le coeur du ciel et le coeur de la terre méditèrent et unirent leurs pensées afin que leur oeuvre fut parfaite.

Les créateurs se demandèrent : ”seulement le silence et l'immobilité sous les arbres et les roseaux ? Il serait mieux qu'il y ait de la vie dans les arbres des forêts”. C'est ce qu'ils pensèrent et immédiatement fut crée les animaux petits et grands qui peuplèrent les arbres et bosquets. Ils créerent le gibier, les oiseaux et les jaguars, puis les serpents et crocodiles qui devinrent les gardiens des roseaux. Alors dirent-ils, ils donnèrent aux animaux un endroit aproprié pour vivre. Mais les animaux ne parvinrent pas à parler comme les humains. Ils essayèrent mais seulement rugirent, sifflèrent, grognèrent, chacun produisant un bruit ou cri différent. Lorsque les créateurs se rendirent compte de cela ils dirent : ”nous avons changé d'avis parce que vous ne pouvez pas parler. Vous resterez ainsi comme vous êtes et vivrez dans les canyons et forêts. C'est ce que vous méritez car ne pouvant parler, vous ne pouvez ainsi pas nous remercier de vous avoir crée. Nous allons continuer notre travail pour parvenir à créer une créature obéissante et qui nous respecte et venère. A partir de maintenant, votre chair sera détruite et mangée. Ainsi est votre destin.”.

C'est ce qu'ils dirent aux animaux petits et grands qui peuplaient la terre. Ainsi depuis ce moment, la chair des animaux est comestible.

(extrait du Popol Vuj, livre sacré Maya.)

  fromtop1.JPGPalenque

 

 

Chiapas s'est en fait plusieurs Chiapas. C'est le berceau d'un peuple issu d'une grande histoire d'où dérivent des civilisation Mayas, Olmèque et Zoque, lesquelles donnèrent en héritage de grands site tels que Palenque, Bonampak, Yaxchilàn, toninà et Izapa. C'est un état qui abritent douze ethnies indigènes, riches en culture et qui parlent encore leur language. Chiapas est une terre riche et variée et a aussi une part importante de la reserve écologique de la planète.

Dernier état à rallier la République en 1824 (conquis au Guatemala).

Notre dernière escale au Mexique est la plus riche en expérience humaine. Cet état frontière du Guatemala nous a adopté et nous sommes chaque jour impréssionnés par les expériences vécues.

Un ami de Magnus vivant depuis 40 ans dans la région fut le détonateur de toutes les contacts établis. La connection café de Magnus nous a ouvert les portes de deux plantations. Nous avons pu intimement découvrir un autre monde, Finca Hamburgo link

Finca Argovia link

 

finca1.JPG finca Argovia finca4.JPG

Une chose entraine une autre, et nous retrouvons dans un meeting avec le chef de bureau de la croissance économique et touristique de Tapachula et de la région. Leur volonté et dynamisme sont incroyables. Il y a une grande volonté de développer la région pour le tourisme écologique et de faire connaitre l'état de Chiapas. Ils souhaitent que nous prenions part à cet élan, et parce que nous aimons leur dynamisme, que nous sommes amoureux de la région, nous nous creusons la tête pour savoir sur quel plan les aider.

Face à cet enthousiasme, bonne volonté et dynamisme, bien loin l'idée du Méxicain nonchalant et paresseux !!!

Notre voyage à Palenque fut exeptionnel. 6 heures de route pour se rendre d'abord à la cité coloniale de San Cristobal de las Casas, ville riche en histoire coloniale, crée en 1528 et 4 à 5 heures pour se rendre à Palenque en passant par deux cascades : Agua Azul et Mizo Ho. La première une série de cascades splendides, d'un bleu turquoise sur des roches ocres et beiges dans la jungle d'un vert profond. Les ruines de Palenque sont tellement imprésionnantes que nous avons passé un jour de plus., et de penser que seulement 10 % sont dégagées nous laissent rêveurs..... c'est une des plus importante cité de la période classique entre 431 de notre ère et 783. 2.5 kms carré sont exposés avec plus de 200 structures de différentes tailles et complixité, tout cela entouré d'une dense jungle, peuplée de singes hurleurs, de Quetzalt, de perroquets et toucans, sans mentionner le juaguar si vénéré par les anciens.

moi alias Indiana Jones emergeant des ténèbres à Palenque..(notez l'interdiction de passage, Il n'y avait aucun signe à l'autre extrèmité de la galerie, alors....)

 

Ce n'est plus un blog qu'il me faudrait mais un livre si je vous raconte tout. Alors si vous voulez en savoir un peu plus sur Palenque cliquez ici : link

 

Les peuples de racines mayas, vivent traditionellement, les femmes portant les superbes attires traditionnels. Un régal pour l'oeil. L'artisanat proposé est d'une grande qualité à des prix très bas. Nous avons beaucoup appris, grâce á un guide qui nous a indroduit dans deux villages. On se sent un peu voyeur, mais la vente de leur produit les fait vivre un peu mieux et depuis 1994, le mouvement zapatiste leur a rendu leur fierté et fait relever la tête. Traités moins que rien depuis des siècles d'occupation, ils se relèvent un peu. Le mouvement zapatiste est ici regardé d'un bon oeil, mais il y a encore beaucoup à faire..link

Notre visite à Izapa, 15 kms de Tapachula a été arrangé par le le secrétaire du bureau de la croissance économique. En compagnie d'un homme érudit et passionné, nous avons eu une visite en profondeur. Le site d'une extrême importance puisqu'il date de 1500 AC et qui serait l'origine du calendrier Maya, est Olmèque, pre Mayas. C'était le site civique et religieux le plus important de la côte Pacifique 90 % du site est sur terrain privé, et les fouilles ne peuvent progresser...Nous rendons visite ensuite à un fabricant de chocolat très artisanal, mais qui étonnement a gagné un premier prix en Italie, en 2010. Fabriqué chez lui, tout à la main, et de manière ancestrale, le chocolat est bien différent de nos tablettes. Chacun ici au village fait son propre chocolat, mais Rafael, de ”chocolha Maya La Parra”, voudrait se developper. Gagnant de ce concours en Italie, il a compris que les Européens aiment ses produits, hélas, il ne pourra répondre à une demande qu'en se modernisant quelque peu. Essayant de demander une aide fédérale, il souhaite pouvoir trouver un moyen d'exporter. Nous aimerions l'aider à trouver des amateurs de chocolat !! le vrai-

L'état de Chiapas a beaucoup à offrir,et nous avons encore du temps pour en découvrir davantage.

Vous qui pensez à un voyage au Mexique, oubliez Cancùn, Acapulco, pensez Chiapas, et contactez moi pour en savoir davantage.

  aguaazul1.JPG

Agua Azul

 

loomMaya.JPG

jeune fille Maya tissant

Par Manannan - Publié dans : mexique - Communauté : citoyens des Océans
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Mercredi 21 mars 2012 3 21 /03 /Mars /2012 05:17

J'ai omis volontairement bien des détails, par superstision. A présent que nous avons traversé sur la ”pointe des pieds” la gueule du monstre sans le réveiller, je peux en dire davantage. Aujourd'hui, confortablement installés dans la nouvelle marina de Puerto Chiapas où nous sommes amarrés gratuitement, avec eau, electricité... La marina n'a pas encore les permis adéquates donc ne peut pas faire payer. Inutile de dire que c'est la raison pour laquelle nous sommes ici !! Les marinas au Méxique ne sont pas bon marché.

Nous avons eu de la chance, chance provoquée par l'attente d'une bon fenêtre météo. Nous voulions au moins 4 jours de calme.

Le golfe du Tehuantepec est classé parmi les zones les plus dangereuses de la planète en matière de navigation. Les capitaines de la marchande craignent le Tehuantepec autant que les moussons du Bengale, les cyclones des Antilles, les icebergs où les vagues monstrueuses des Agulhas. Traverser le Golfe (250 miles) n'est pas à prendre à la légère. 180 jours de Force 8 et plus en moyenne par an, des vents d'une telle force qu'ils  peuvent déporter un petit cargo sur plus de 300 miles nautiques.. Le système météorologique complexe peut générer en quelques heures des vents de 70 noeuds. Un peu comme une valve de pression sur une cocotte minute. La cocotte est le golfe du Mexique encardré par un plateau et des montagnes de 4000 mètre, la Sierra Madre. La vapeur est l'Alizé de nord est renforcé par une haute pression située sur le Texas. La valve de la cocotte est la cassure de la Sierra Madre. l'isthme du Tehuanatepec à travers lequel le vent s'engouffre dans le Pacifique. Le démon (comme les natifs le nomme), le dragon comme moi je l'apelle est le plus actif de janvier à avril, avec des coups de vents de 30 à 50 noeuds pratiquement une semaine sur deux, qui peuvent survenir à tout instant, ne durer que quelques heures ou quelqus jours. La langue du dragon peu atteindre plusieurs centaines de miles en mer, donc on ne "dégolfe" pas. La seule méthode  et contre toute logique maritime est de longer la côte, "un pied sur la plage", c'est à dire naviguer à moins de 20 mètres de fond ! Le vent soufflant de la terre soulève des mers incroyables, sur le plateau continentale,  mais litéralement à ras de la côte, les vagues n'ont pas le temps de se développer. Lorsqu'un coup de vent s'annonce, les cargos et crevettiers ancrent à moins d'un quart de miles de la plage.

Nous n'avons pas eu à naviguer un pied sur la plage, sans doute avons nous honnorer les Dieux locaux comme il le fallait : pas de vent, ou si peu et du sud. Nous avons coupé un peu, non pas pour gagner des miles, mais pour une navigation plus relaxe, car le long de la côte, il faut garder l'oeil bien ouvert jour et nuit pour rester dans un le périmètre des 20 mètres de profondeur. Radar, sondeur et une navigation très stressante.

Ce soir nous avons célébré notre petite victoire avec les 8 autres bateaux qui ont traversé en même temps que nous. Nous allons maintenant explorer un peu notre dernière escale méxicaine.

 

Par Manannan - Communauté : voyage en voilier
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Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 18:14

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/06/Isthmus_of_Tehuantepec-aeac.jpgPas besoin de commentaires pour expliquer ce qui se passe dans le Tehuantepec.... Nous avons une bonne fenêtre météo, et nous allons partir samedi. Un pied sur la plage comme on dit ici, c'est à dire longer la côte de très très prêt pour éviter d'être pousser au large et affronter les mers impossible lors d'un coup de vent de nord est. Trés fréquents....

 A bientôt donc, à Puerto Chiapas ou Puerto Madero communément connu.

Par Manannan - Communauté : voyage en voilier
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  • voyageuse et navigatrice depuis 27 ans. Pour chez moi un bateau, pour jardin l'Océan. Ma passion est de parcourir le monde.Et maintenant, j'ai le plaisir de partager cette passion avec mon compagnon. (voir lien Rödeorm)

Manannan

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Il est le fils de Llyr, dieu celte des mers. C'est un redoutable guerrier magicien. Il porte un casque flamboyant et une armure invulnérable, un manteau qui le rend invisible. Son cheval est aussi rapide que le vent, son bateau arrive toujours à bon port. Par magie il parcourt l'Océan sans retour, sur un char attelé de chevaux blancs. Les défunts le rencontre parfois.

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Deux nomades

la-voyageuse.jpgJe suis citoyenne de la plus belle nation sur terre. Une nation dont les lois sont dures mais simples, une nation qui ne trompe jamais, qui est immense et sans frontière, ou la vie est vécue dans le présent. Dans cette nation sans limite, cette nation de vent, de lumière et paix, il  n'y a aucun autre dictateur  que la mer. (paraphrasant Bernard Moitessier)

Magnus, owner/skipper of Rödeorm et mon compagnon d'aventureslink






Un livre : L'Amérique au bout des sabots a été écrit à la suite de ma toute première aventure. Epuisé en librairie, je peux en fournir quelques copies. Contactez-moi
 

Röde Orm et Nanna

 Röde Orm, "Serpent Rouge", nommé d'après le héros Viking d'un roman de la littérature suédoise. Laurin 32, construit en 1962, est un bateau classique suédois, apte à affronter des conditions difficiles, robuste et fiable.

nannaonthehardet ici voici Nanna, épouse de Baldr dans la mythologie nordique, donc  Viking également, mais aussi Phoenicien, puisque c'est le nom d'une désse, ou encore, avec un seul n, Nana en Tahitien qui veut dire au revoir, ou notre argotique nana....et Nanna enfin, le prénom de la grand mère de Magnus.... En effet Röde Orm aussi marin et bon petit canot qui soit est un peu étroit pour être notre seule et unique demeure. Un Southern Cross 35 le remplace donc et nous en prendrons possession à San Carlos au Mexique, endroit que je connais bien.

 

 

 

 

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